Dali, province du Yunnan, toute petite bourgade de … 720.000 habitants. Où il fait bon vivre sur les rives de son immense lac Erhai. Les gens du nord y achètent une résidence pour venir y passer un mois, l’été, plus au chaud. On y croise la White Ethnie, l’ethnie blanche. Mais non, ne ramène pas tout à la couleur de peau, même si sur ce lieu de vacances, je croise pas mal de chinoises à la peau très blanche.

L’Ethnie Blanche, c’est la traduction de « Bai » qui veut littéralement dire « blanc » en chinois. Comme le blanc que l’on voit majoritairement sur leurs costumes traditionnels ou sur le mur de leurs maisons opposant un fort contraste avec des toits noirs.  Dali c’est aussi d’anciennes fortifications ayant appartenues à des rois et d’immenses collines qui l’entourent, donnant dans certaines rues l’impression d’être à San Francisco. Toute la journée on vient se faire photographier au milieu d’avenues  en pente sur fond de lac.

À propos d’être au milieu de la route , quand tu es piéton, tu peux marcher ou tu veux, l’essentiel étant de ne plus bouger quand le trafic arrive pour ne pas « perturber l’ennemi » qui, je dois l’avouer pour certains, conduit un peu comme chez nous dans les années 70/80: pied au plancher et une main en permanence sur le klaxon. Surtout les Titi (c’est comme ça qu’on nomme les Ubers ici) qui ne sont vraiment pas chers et foncent pour faire un max de courses dans la journée.

Dali, c’est aussi là qu’avec mon guide Slim, nous devons récupérer deux CFMotos chez le concessionnaire local. Quand je dis local, c’est un concessionnaire exclusif CFMoto assez important déjà (500 motos par an avec une majorité de 450SR, la sportive qui plait beaucoup aux jeunes ici).

En Chine, il existe deux types de concessions CFMoto, celle-ci fait partie des « premiums ». Ma toute nouvelle MTX 1000 m’attend. 4.000 km au compteur, une paire de sacoches souples à l’arrière et pléthore d’equipements de série. Écran TFT tactile, selle et poignées chauffantes, trois modes de conduite, shifter, ça claque. Il n’y a que les retros (repliables pour le off road) qui font un peu cheap et je le leur ai déjà dit à l’usine (enfin un truc qui ne va pas, ça fait du bien ;-)

Je prends un peu le temps d’observer autour de moi. Côté motos neuves, l’activité n’est pas débordante. Côté atelier, pas mal de trafic. Un espace lavage, deux ponts ou trône une moto aux entrailles ouvertes. Sans doute une roue libre de démarreur … que l’on n’a pas eu envie de me cacher. Et oui, il n’y a pas que la concurrence à avoir des problèmes parfois ;-)

La clientèle moto semble jeune et même très jeune, les anciens se tournant plutôt vers le scooter. À ce sujet, j’apprends qu’en raison de ses rues en pente, à Dali, on choisit majoritairement des scooters thermiques face aux électriques dont l’autonomie souffre plus. Pragmatique le chinois.

Après avoir fixé mes supports caméra, Slim décide de m’emmener faire mes premiers tours de roue au mont Zhemo qui offre une incroyable vue sur le lac Erhai et les hauts sommets du Cangshan. Ça commence par une route pavée pour vite se transformer en off road. Malgré son peu d’expérience en TT, Slim tient à mettre du rythme. Je vire le traction Control l’ABS, et on grimpe jusqu’au sommet. La MTX 1000 me surprend d’entrée de jeu par sa facilité et son agilité. On n’a vraiment pas l’impression de piloter une 1000.

Sur le bord droit de la piste, de petits malins (ou les propriétaires des lieux)ont investi les plus beaux spots avec vue sur le lac et l’immense ville. Des spots payants pour y faire d’étonnantes photos juché sur le toit de veilles bagnoles, de motos datées. De jeunes chinoises habillées en stars de cinéma y font sans doute leur meilleure photo pour WeChat ou RedNote, (l’équivalent d’Instagram en Chine). Un mélange d’atmosphère surannée, un poil destroy aussi, de vieux films et de fausse modernité. L’IA n’a qu’à bien se tenir avant de faire mieux.

On fait notre photo avant de redescendre de nuit sur Dali. Slim tient vraiment à me faire plaisir et, juste à côté d’une des magnifiques fortifications, nous profitons d’un dîner avec un combo de mets juste délicieux. Difficile de ne pas aimer tout ce que je goûte depuis que je suis arrivé ici.

22h00, On file vers l’hôtel où, surprise, m’attendent trois ingénieurs qui ont développé la MTX 1000. J’avais juste fait part à Slim d’un sélecteur de vitesse positionné un peu bas avec des déclenchements intempestifs du shifter et lui, il m’envoie le R&D. L’armée mexicaine. Enfin non chinoise bien plus nombreuse et mieux organisée. Les mecs me submergent de questions auxquelles il est un peu tôt pour répondre. On remonte le sélecteur, baisse un peu la pédale de frein et tout rentre dans l’ordre. Je fais part de mes premières très bonnes impressions en notant toutefois un petit temps de réponse à la poignée de gaz.

Direct, l’un d’eux branche la valise diagnostic pour tout checker. Non mais j’hallucine. Je leur dis de ne pas tout changer non plus juste pour un commentaire du premier « Gweilo » venu. Il nous reste neuf jours de moto ici en Chine, j’écoute (autant que je méfie) mes premières impressions, je serai plus précis un peu plus tard. Je te laisse, j’ai moto.

LA CHINE EN CF MOTO

Par |Publié le : 19 avril 2026|0 Commentaire|

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